Luchonnais, Pico de Estauas, Sacroux, traversée sud-nord.

pic d'estauas vu du nord

pic d’estauas vu du nord

Encore une escalade agreste et amusante.  Comme personne ne sait où se trouve le Pico de Estauas (moi par exemple j’en ignorais le nom jusqu’à la considération d’une carte chez l’ami google il y a trois minutes), précisons qu’il se situe sur la crête orientée nord-sud entre le Sacroux et le Mailh Pintrat. Dans ma cervelle, cette curiosité ardoisière était rangée sous l’appellation « aiguilles du Sacroux » et consistait en une série de triangles herbus et lichéneux qu’il pouvait un jour valoir la peine de visiter. Afin de ne pas passer une des rares journées de soleil et de gueule de bois de l’été dernier à ne rien faire, mon frère a fait mine d’être intéressé par l’excursion. Mine seulement, car je découvrirai à la montée qu’il n’a pas de chaussures convenables avec lui, ni même de chaussettes (alors que moi, avec mon orteil fracturé, je fais des efforts au niveau de la tige et des semelles), et à la descente que son fond de sac est constitué d’une serviette-éponge, d’un slip de bain et d’une savonnette écologique! C’est que j’ai dit au petit déjeuner qu’après un lac que je supposais qu’il connaissais on tournait à gauche vers la crête, et… son esprit s’est arrêté au mot lac.

Et par bonheur, comme on n’est jamais mieux sauvé d’un malentendu que par un autre, il n’y avait pas de lac caché dans le repli de terrain où mes souvenirs en plaçaient un, mais seulement une file de petits cairns qui montaient comme une chêvre entêtée vers le col où commence l’ascension. Mais décrivons: 

On se gare au bout de route qui donne accès à la vallée de Remuñe, juste au-dessus du Plan del Hospital en vallée de Vénasque. On prend le chemin du lac des Gorgules. Au moment où ce chemin traverse le torrent de Gorgules, le quitter et remonter le lit de ce torrent (vallon, puis ravin) jusqu’à parvenir au Port-Vieil (2632m). On parvient à ce col, depuis la France, par la vallée du Lys et les lacs Bleu, Charles, Vert, Célinda etc. On est dominé au sud par un imposant bastion granitique que projette le Mailh Pintrat. La course va vers le nord: quelques dents faciles, une pente d’herbe, mènent à un sommet où tout d’un coup l’arête devient fine et purement rocheuse. Quelques aiguillettes en ardoise parfois excellente et quelques talus de blocs plus tard, on descend dans une brêche austère au pied d’une grande facette triangulaire. Ce n’est pas raide et on passe la chose en une longueur de 50m en II et III. Un peu plus haut, on est au sommet de l’Estauas. 

Descendre vers le nord des gradins redressés mais faciles. L’arête redevient étroite et un ressaut vertical s’évite par une cheminée versant espagnol: descendre à peu près 20m dans la cheminée, puis rejoindre le fil au nord (III, un pas de IV). Quelques gendarmes encore, puis on rejoint un terrain granito-herbeux facile jusqu’au Sacroux.

Tennis, quelques coinceurs et friends, sangles. 2h. de traversée. Redescente par la voie Normale du Sacroux, au sud-ouest vers le lac de Gorgules pour l’espagne, et vers la vallée du Lys par une longue vire herbeuse qui traverse la face est du sacroux vers un épaulement qui ramène à des lacs parlant français. 

2014-08-10 16.24.17 2014-08-10 15.59.45 2014-08-10 15.13.28 2014-08-10 14.28.39 2014-08-10 14.28.20 2014-08-10 14.24.36

Sacroux, estauas

Sacroux, estauas



Besiberri, arête ouest du pic central et traversée

2014-08-06 09.59.22 2014-08-06 10.11.40 2014-08-06 13.05.08 2014-08-06 13.05.20 2014-08-06 13.17.31 2014-08-06 14.37.14

J’avais remarqué en 1995 l’existence d’un assez gros tas de rochers au-dessus du lac de Besiberri: je suis allé constater avec mon frère en août dernier qu’il s’agit de l’arête ouest du Besiberri central. Comme ça nous a paru être le chemin le plus court pour accéder à la longue crête horizontale des Besiberri, on s’est dirigés vers elle de bon matin, après avoir dormi près d’un bloc entre les jolis lacs du coin.

On aborde cette arête légèrement à droite de la base, dans des gradins herbeux, et la progression est aisée et rapide dans un beau paysage jusqu’à quelques dents aigües visibles du bas. On les traverse sans difficulté particulière, après quoi un ressaut vertical oppose ou propose une courte longueur de IV avec un pas de V (dièdre puis cheminée), puis on est à quelques pas du sommet du pic central. On doit pouvoir obvier à ce ressaut raide par un couloir à droite. 

Du Besiberri central, on a suivi la crête vers le nord, elle ne présente pas de problème particulier, on descend facilement dans une grande brèche, et on en remonte vite vers le Besiberri nord. Descente par l’arête ouest du Besiberri nord: brève navigation dans un terrain escarpé, IIIinf. max.

Jolie ascension, plus variée que le parcours classique et un rien longuet de la longue crête des Besiberri, et dont la moindre qualité n’est pas qu’elle nous laisse l’occasion de revenir visiter le Beriberri sud. En effet, au jeu d’aller partout dans les pyrénées durant les trente premières années succède celui de se garder des inconnues d’une saison sur l’autre. 25m. de corde, quelques sangles et mousquetons, 4 wall nuts. 3-4 heures de l’attaque de l’arête ouest du Besiberri central à la base de la courte arête ouest du Besiberri nord.

 

 



Bolivie, Parinacota 6342.

Une communication importante d’Erwan Brin, suite à une promenade d’août 2014:

«  »A l’ouest du Sajama, le cône du Parinacota est une évidence. Du village de
Sajama, partir tôt le matin et marcher droit vers le sommet. Après quelques
heures de bonne marche sur des scories, contourner le contrefort du nevado
Pomerade 6222m sur la gauche pour reprendre en écharpe la piste 4×4 vers le
camp de base. Les points d’eau nécessitent des crochets d’une ou 2 heures de
marche: prendre 5/6 litres par personne pour les deux jours est bien. Le
bivouac à 5200 à l’aplomb du col est confortable. Un refuge et wc privé on
été construit par les villageois/guides pour les ascensions de groupe
(700/1000 bolivianos).
L’ascension ne présente aucune difficulté d’itinéraire: Du bivouac, réveil
4h30/5h, remonter vers le col et suivre à gauche le sentier. En fin de
saison, 200 mètres de névés agrémenté de pénitents recommandent l’usage de
crampons. Il est possible de contourner celui-ci à gauche et remonter
directement le pierrier de descente (large trainée noire visible depuis
Sajama). Dans la partie inférieure de la combe, de l’eau est accessible.
Retour au camp de base à 14H, puis au village dans la journée (laborieuse).
La face Nord du Nevado Pomerade semble une ascension plus intéressante PD à
D. Prévoir, crampons, corde, et petit jeu d’accessoires et piolets utiles
(identique que Nevado Sajama, Dans ce cas, un rdv est a valider avec un bon
friend). »"Photo 015 Photo 103 Photo 107 Photo 113 Photo 117

Le « bon friend », on aura compris qu’il devrait s’agir de ma pomme l’été prochain. 



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