Aneto, Salenques-Tempêtes et arête sud

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Erwan est arrivé à quinze heures à la gare de Luchon. JC venait de décider qu’il ne gravirait plus de parois. On a réfléchi autour d’un foie de veau aux échalottes (facile et délicieux à préparer sur un petit réchaud), et on a taillé la route vers Benasque. Le projet étant de traverser le massif en tennis, on a fait l’effort de lire le topo de Barrabes, pour découvrir l’existence d’une arête sud cotée PDsup. Donc: première nuit à une heure de l’auto, au trou du toro. Sommet de la Margalide à 14 heures, et bonne sieste en plein cagnard. Sommet de l’Aneto en fin d’après-midi, et comme il faisait très beau, qu’on avait de l’eau, et les duvets dans le sac, on a glandouillé jusqu’à la nuit, qui n’a pas été spécialement froide. Un sort contraire veut que tous les ans au mois d’août, depuis l’an dernier, JC et moi nous redescendions le vallon de Valhibierna en mourant de faim. Par bonheur, les mêmes fées qui nous harcèlent dans cette jolie vallée nous permettent de nous reconstituer à Benasque avec une caña dans chaque main. 

La remontée de l’arête des Salenques propose quelques passages de IV. Le rocher est généralement très bon. On domine un paysage croulant. Une excellente terrasse au sud du sommet de la Margalida permet de faire la sieste. Pour la traversée du pic à la brêche des tempête, on gagne à tous les coups si on fait l’effort de se creuser la tête pour suivre le fil de la crête (méfiance: de nombreux cairns appellent le promeneur sur des corniches en contrebas, surtout versant sud). Il est vrai que ça impose quelques passages d’escalade proprement dite. Rappel inutile à la redescente vers la brêche des tempêtes. Dix mètres au-dessus de la brêche, on rejoint des dalles couchées et fissurées qu’on traverse vers la gauche. On remonte cent mètres de terrain facile pour contourner la base d’un gendarme par le sud. Là encore, de nombreux cairns gisent à gauche: il est pourtant intéressant de monter le plus vite possible vers le fil de la crête, sur un beau terrain de granite bien solide et bien fissuré. Une fois sur l’Epaule de l’Aneto, on range la corde. On redescendrait facilement du sommet de la Margalida vers le sud, ainsi que du sommet du Pic des Tempêtes. La brêche des Tempêtes semble au contraire encore moins fréquentable au sud qu’au nord. De l’Épaule de l’Aneto, on descend facilement par le glacier de Barrancs au nord, si on a des chaussures dignes de ce nom, et à défaut, on peut toujours désescalader l’arête qui borde la rive droite de ce glacier (de ce cadavre de glacier).

Nous, on est redescendus par l’arête sud de l’Aneto: difficile à trouver dans la brume à mon avis. On commence par descendre l’arête de Llosás, sur cent ou 150m. L’arête sud commence par être un des multiples contreforts quelconques qui sont à gauche. Mais rapidement, la surprise est ravissante : le terrain plonge nettement, le rocher est magnifique, sombre, solide. On domine un ressaut plus raide qu’on évite par la gauche. On finit à droite de l’arête. Un torrent splendide permet de se baigner une heure plus tard, dans une grande courbe d’eau calme et fraîche. On a beau se dire que redescendre à pied la vallée de Valhibierna prend quarante minutes, on met toujours deux heures.



1 commentaire

  1. céline bonnal 13 juin

    bonjour
    Pourriez-vous me contacter SVP ??
    cdt
    cb

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