Balaïtous, Crête du Diable

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L‘été dernier, JCL et moi on a parcouru la crête du Diable, du sud au nord pour ne pas avoir le soleil dans les yeux. Mer de nuages magnifique le matin. On est partis de Sallent (du lac au-dessus de Sallent) une demi-heure avant le lever du soleil, et on a bu deux bières chacun au refuge de Piedrafita vers 17 h à la redescente. Excellente odeur de crottes de brebis sur le versant est du pic Cristail le matin! On a perdu le décoinceur sur ce même pic au moment de nous équiper, et par voie de conséquence un petit friend bleu dans le trident nord un peu plus tard, le bougre a migré dans sa fissure. Je me lasse très vite de faire des manoeuvres de cordes, alors on a évité les canines (par l’ouest, III). On aura tiré trois courts rappels en tout. Rocher excellent, ambiance assez aérienne (on n’est jamais très haut), escalade agréable. Un brin de 50m et quelques bouts de ferraille sur le baudrier, et de la sangle. Le plus compliqué aura été de trouver l’accès aux corniches qui permettent de redescendre sur le versant ouest de la crête, depuis l’une des nombreuses brèches qui marquent de façon hésitante le début de l’arète de Costerillou. Un gendarme à demi éboulé (rochers blancs et poussiéreux) a marqué le début d’une désescalade très raide mais pas trop difficile. 

Ce qui était une mer de nuages pour nous s’est révélé être un opaque brouillard pour deux gaillards qui ont erré toute la journée avant d’attaquer la crête, côté nord, au moment où nous on en sortait. Ils traînaient un rappel complet et filaient corde tendue avec leurs deux brins de 50m. en pestant gaiement. S’ils lisent ces lignes, qu’ils sachent que nous avons bu nos bières fraîches en leur honneur. Du reste il me semble qu’il n’y a pas moyen d’éviter que la corde soit un emmerdement aux quelques endroits où des petites dents pointues se groupent sur le passage de la cordée. Sauf à laisser traîner nonchalamment d’un seul côté quinze mètres de mou. On a bien mis quatre heures pour l’approche, et quatre à cinq heures sur la crête, pique-nique compris. Aucun passage n’excède le IV. Des trois arêtes du Balaïtous, c’est la nord-ouest (aiguille Lamathe) qui m’aura le plus enthousiasmé.


 

 

 



2 commentaires

  1. chassaigne david 3 septembre

    bonjour,
    Je suis le fils de l’un des « deux gaillards » perdus lors de ascension de la crête du diable. Je suis tombé sur ce blog par hasard car j’y suis reparti avec mon père cet été.
    Juste pour vous dire que lorsque vous les avez croisés ils n’ont pas réussi à trouver le chemin du retour et on du se faire un petit bivouac improvisé, pour le moins revigorant! Mais pas de soucis ils ont retrouvés le chemin avec un peu moins de brouillard. Voilà voilà bon courage pour la suite !

  2. terrainspyreneens 3 septembre

    Ah merci pour ces amusantes nouvelles! Ils avaient l’air de si belle humeur que je ne m’en suis pas beaucoup fait pour eux, et on leur a porté assez de toasts dans un bar de Sallent ce soir-là pour les réchauffer tout l’hiver je crois! Tu leur passeras le bonjour, et félicitations pour cette jolie course!

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