Besiberri, arête ouest du pic central et traversée

2014-08-06 09.59.22 2014-08-06 10.11.40 2014-08-06 13.05.08 2014-08-06 13.05.20 2014-08-06 13.17.31 2014-08-06 14.37.14

J’avais remarqué en 1995 l’existence d’un assez gros tas de rochers au-dessus du lac de Besiberri: je suis allé constater avec mon frère en août dernier qu’il s’agit de l’arête ouest du Besiberri central. Comme ça nous a paru être le chemin le plus court pour accéder à la longue crête horizontale des Besiberri, on s’est dirigés vers elle de bon matin, après avoir dormi près d’un bloc entre les jolis lacs du coin.

On aborde cette arête légèrement à droite de la base, dans des gradins herbeux, et la progression est aisée et rapide dans un beau paysage jusqu’à quelques dents aigües visibles du bas. On les traverse sans difficulté particulière, après quoi un ressaut vertical oppose ou propose une courte longueur de IV avec un pas de V (dièdre puis cheminée), puis on est à quelques pas du sommet du pic central. On doit pouvoir obvier à ce ressaut raide par un couloir à droite. 

Du Besiberri central, on a suivi la crête vers le nord, elle ne présente pas de problème particulier, on descend facilement dans une grande brèche, et on en remonte vite vers le Besiberri nord. Descente par l’arête ouest du Besiberri nord: brève navigation dans un terrain escarpé, IIIinf. max.

Jolie ascension, plus variée que le parcours classique et un rien longuet de la longue crête des Besiberri, et dont la moindre qualité n’est pas qu’elle nous laisse l’occasion de revenir visiter le Beriberri sud. En effet, au jeu d’aller partout dans les pyrénées durant les trente premières années succède celui de se garder des inconnues d’une saison sur l’autre. 25m. de corde, quelques sangles et mousquetons, 4 wall nuts. 3-4 heures de l’attaque de l’arête ouest du Besiberri central à la base de la courte arête ouest du Besiberri nord.

 

 



Pico de la Renclusa, arête nord-nord-ouest

P1050486 P1050485 Pico de la renclusa, arista norteCette belle arête divise la lumière et l’ombre toute la journée sur le Pico de la Renclusa, en bas de l’arête des Portillons. C’était suffisant pour la désirer, et la découverte d’un croquis qui l’érige au rang d’ »Espolón » et la distingue d’un petit nom moderne (« Picapiedras ») m’a décidé à y faire un tour de mise en jambes, avant de passer aux choses sérieuses que furent cette semaine-là la dalle Céreza et l’éperon nord de la Margalida. Vu de près, pas plus d’éperon ici que vu de loin, mais un ressaut de base qu’on pourrait éviter par des vires herbeuses et qui propose un peu de difficulté (IVsup?) et un peu de rocher mal fichu, après quoi un élan de cent ou cent cinquante mètres se prête à une escalade en III et IV max sur le flanc gauche. On termine en jouant sur les quelques blocs d’une arête débonnaire, le cadre est très beau, en avant du massif de l’Aneto et à 2700m. d’altitude. Redescente en suivant l’arête vers le sud, puis pierriers et herbes vertes.



Luchonnais, Pic de Boum, éperon sud et Mailhs Barrat et Pintrat.

DSC_0768bBivouac en vallée de Remuñe. Au-dessus de l’ibonet de Remuñe, remontée vers la base de l’arête sud du Mail Barrat, et traversée de névés vers l’ouest en direction de la base du court éperon sud du Pic de Boum. Vingt minutes d’escalade amusante (III, un ou deux pas de IV) conduisent au sommet, dans un mélange de granite et de schiste rouge. AD.

On est descendus vers le Mailh Barrat, afin d’en gravir la facette nord-ouest; intéressante petite muraille de schiste rouge, ADsup ou D: au-dessus du névé, on a suivi une vire horizontale vers la gauche, puis gravi la face gauche d’un dièdre vertical (15m., IV-V, pâquerettes), puis franchi une dalle à gauche en granite (IV), puis atteint des cheminées de sortie en assez moyen rocher, pour déboucher à cent mètres à gauche du sommet du Mailh Barrat, qu’on a rejoint par une arête amusante et facile. On s’est réencordés sur la crête vers le Mailh Pintrat, dans une petite brèche intimidante. Du Pintrat, on a longé en contrebas, versant nord, une crête en beau granite, pour franchir une brèche à peu près au point le plus bas avec une désescalade délicate versant sud (III, un anneau de rappel en place sur un becquet). Tout ceci a été entrepris en fonction d’observations faites la veille depuis la descente du lac d’Albe. Crampons mais pas de piolet, une corde, quelques coinceurs et friends.

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Aneto, couloir Estasen et traversée.

 

sortie du couloir Estasen

Le couloir Estasen est au sud-ouest de l’Aneto, on le voit bien de loin. On a bivouaqué sur de magnifiques dalles chauffée par le soleil vers 2800m d’altitude, près de l’ibón de Llosás o de Coronas, je ne suis pas bien sûr des noms. Je ne suis pas toujours très vivable en montagne, notamment quand je suis excité et impatient. Ce jour-là, j’ai tiré Erwan de son duvet juste avant l’aube, et on a chaussé les crampons cent mètres plus loin. J’ai marqué de l’impatience quand il a mangé un bout de pain au pied du couloir, et je lui ai défendu de remanger en haut du couloir: on fera une pause au sommet, va! Au sommet, comme d’habitude on s’est laissés aspirer par la descente, et pour profiter de la neige dure on a filé vers la Maladetta, au sommet de laquelle on a accédé par un drôle de petit couloir à champignon de neige et une cheminée en protogine Lachenalienne du haut de laquelle j’ai tout de même jeté la corde à mon compagnon. On a bavardé quelques minutes en haut de la Maladetta, debout, sans poser nos sacs, et on est partis découvrir la descente au nord. On a traversé à flanc les glaciers où la neige commençait à tourner à la soupe, vers l’ouest, et arrivés en vue du Pico de Alba Erwan m’a fait remarquer qu’ »il serait temps qu’on prenne un petit en-cas, tout de même ». C’est vrai, après une traversée de la moitié du massif au grand trot, on peut s’offrir le petit-déjeuner.

On a franchi la brèche qui est entre le pico de Alba et la Tuca Blanca de Paderna, et c’était aussi périlleux que dans mon souvenir (1995): j’ai à nouveau lancé la corde à Erwan, qui n’a jamais aimé l’escalade de mottes de terre raides au-dessus de complexions surplombantes. Je le comprends: c’est moi que je ne comprends pas parfois, quand je considère les lieux qu’il m’arrive de hanter seul. On est montés à la Tuca Blanca de Paderna, curieuse aiguille calcaire, très jolie, dont la roche évoque du talc cristallisé, et on est descendus dormir au déversoir du lac d’Albe. 

Au lac d’Albe, surprise: après deux repas et trois siestes, on était toujours illuminés par le soleil qui ne quittait pas le rognon rocheux d’en face, on n’en pouvait plus, on se sentait prisonniers d’une plage de la côte d’azur. On a compris peu à peu que toutes ces activités qui nous avaient menés du vallon de Vallibierna à ce rocher du lac d’Albe n’avaient pas occupé la moitié de la journée, et qu’une fois de plus on avait été complètement dupes du temps et des distances. Des isards ont frôlé notre muret de pierres au crépuscule, et sont revenus nous considérer à l’aube, et on est descendus. Là, nouvelles aventures, dans la forêt cette fois: entêtés comme nous le sommes, on a cherché à descendre la vallée vers Benasque rive gauche, et ça nous a permis d’inspecter de belles barres rocheuses deux cents mètres à la verticale du cours d’eau, au milieu de sapins dont aucun ne se serait porté volontaire pour nous confectionner deux petites caisses proprettes en cas de mésaventure. Toujours la même conclusion: la Maladetta est un massif sauvage et ludique. On avait emmené piolets, crampons, une corde, deux sangles et deux mousquetons. Le couloir Estasen est de pente moyenne, et début août 2013 il était bien enneigé, avec juste une interruption au milieu et les habituels blocs dessoudés et terreux qui se présentent en pareille occasion.

au milieu du couloir Estasen

au milieu du couloir Estasen

L'aneto, vu de la Maladetta.

L’aneto, vu de la Maladetta.

Au pied des Pics Occidentaux: On va manger plus bas?

Au pied des Pics Occidentaux: On va manger plus bas?

raidillon de descente vers la vallée de Benasque

raidillon de descente vers la vallée de Benasque

 



Luchonnais, Clarabides, éperon nord.

clarabides nordPour fêter l’arrivée d’un compagnon de cordée, rien de tel qu’un bivouac sous la pluie et une remontée de névé à coups de piolet: Erwan est arrivé tout étourdi à 16h à Toulouse-Matabiau, et sans avoir eu le temps de comprendre pourquoi ni comment, il découvrait en même temps que moi à la tombée de la nuit que la cabane de Pouchergues était refaite à neuf et fermée à clé, double changement remarquable depuis notre dernière visite. On s’est collés contre un bloc pour dormir sous la pluie, en faisant l’impossible pour se protéger avec des tôles. Mais la peur d’être coupés en deux (en quatre, puisqu’on était déjà deux) par les tôles dans un coup de vent, et l’agacement d’être soumis au tambourinement des gouttes nous ont fait préférer finalement une somnolence détrempée à ce semblant d’abri. On est partis à l’aube cacher nos sacs au lac de Pouchergues, et puis c’est une matinée ensoleillée qui a accueilli notre excursion dans les névés trop durs. Le lac de Clarabides, il faut bien le dire, est un des plus jolis endroits du massif quand il est environné de névés comme c’était le cas en août dernier. 

L’ascension de l’éperon du sommet nord des Clarabides est une escalade facile et agréable. On va directement de la base au sommet, dans des rochers sains et des prairies suspendues. C’est l’équivalent de l’arête Ferbos aus Trois Conseillers. Une heure d’escalade, en tennis avec vingt mètres de corde et quelques coinceurs et sangles. On descend par le col de Pouchergues ou de Gias, et un couloir qui ramène au nord. On a vu depuis le sommet que le couloir Estasen était enneigé à l’Aneto, alors le lendemain on bivouaquait au-dessus de la vallée de Vallibierna, au sec cette fois-ci, mais à nouveau au frais.

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Ordesa, Tour de Gaulis, arête nord. Et la vie des bordelaises.

gaulis1gaulis2Le curieux de passage trouvera que la Tour de Gaulis ne mérite pas qu’on lui consacre un article, et l’habitué estimera qu’il n’y a pas d’urgence pour un sujet pareil, mais moi il me semble qu’il faudrait que je perde l’habitude d’égarer plus de trois mois le mot de passe de ce blog. Un coup d’oeil jeté à la liste des courses qui sont recensée dans la colonne de droite, liste dont j’ai prudemment exclu les innombrables randonnées qui m’ont conduit pour le plaisir sur les trois quarts des pentes invivables de la chaîne saura fixer le collectionneur de belles escalades sur les ressorts de ma pratique pyrénéistique: je vais voir les motifs qui pour une raison ou pour une autre, ou sans raison identifiable, me captivent, avec une aptitude chaque été plus grande à l’improvisation, un sens du pittoresque toujours plus émoussé, et une indifférence au niveau des courses qui est totale jusqu’au TDsup, car cette cotation m’invite toujours à penser à autre chose qu’à ce à quoi elle se trouve associée. La Tour de Gaulis est un fantasme né dans les pages d’un guide Ollivier en 1985 et scrupuleusement entretenu par la conversation d’Erwan depuis toujours, et chaque été, dans quelque coin qu’on se soit retrouvés, c’était avec la question: « est-ce qu’on va monter sur la Tour de Gaulis, cette fois-ci? » 

Cette fois-ci, ça a été début août 2013. Le problème étant d’acheminer un paquet de nouilles et des bouts de métal dans le coin (le fin fond d’Ordesa), on a décidé de coupler avec l’arête sud de la Soum de Ramond, qui s’est rendue sans coup férir le premier jour dans un froid de canard glacé. Campement sur les pelouses charmantes au cul d’Ordesa, près du col qui permet de repasser vers Añisclo, au bord du torrent où baisent des euproctes pendant une dizaine d’heure chaque jour ensoleillé que Dieu fait. L’arête nord de la Tour de Gaulis regarde en direction du Mont Perdu. On l’a rejointe par une excursion 300m. à l’ouest de sa base, dans le but de gravir au passage une haute et belle falaise toute sillonée de rigoles dans un rocher qui est celui de la base des Sarradets, mais en bien plus beau. Moment magnifique et compact, à se tordre les pieds dans les rigoles, sans poser le moindre coinceur sur une cinquantaine de mètres. Petit surplomb dans la deuxième longueur, et on a remis les tennis. C’est du IV, en prenant la falaise au point le plus bas et en tirant tout droit ça peut se nommer « La vie des bordelaises » (rapport aux cannelés). Le petit névé de base, gelé, n’était pas une mince gymnastique à remonter à coups de pierres.

L’arête nord de la tour de Gaulis se remonte, une fois passés les premiers ressauts débonnaires, en une longueur sur le fil, beaux passages en bon rocher, jusqu’au petit mur surplombant du haut qui est rébarbatif et peut décontenancer le visiteur: IV, sur des réglettes, de droite à gauche. Erwan m’a dit qu’il y avait un gollot à cet endroit, mais je ne l’ai pas vu en passant. Le rappel est équipé (quatre ou cinq spits, pitons, broches..). Comme je déteste ça et que le départ est en fil d’araignée, j’ai eu peur, mais pas assez longtemps pour me gâcher la journée.

Sommet MAGNIFIQUE: plateau incliné parfaitement quelconque, vue inintéressante, aucun papier gras, la preuve que la nullité n’a pas de charme. On peut tirer un vain orgueil d’être monté au doigt de la fausse brèche, qui est visible de partout, mais la Tour de Gaulis présente la déception supplémentaire de n’être identifiée par personne. On ne peut pas prouver sa beauté. On ne peut pas vanter sa situation. Ses cinquante mètres d’escalade ne valent pas le déplacement.  Elle n’est pas un sujet de conversation.

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Pics d’enfer, Garmo Negro, arête ouest.

Pics d'enfer, Garmo Negro, arête ouest. dans Escalade AD 2013-08-22-09.59.58-150x112On est montés au garmo Negro par l’arête qui est à droite du sommet sur la photo. Sur un terrain comparable à celui des Posets, où alternent schistes rouges et calcaire blanc, c’est une arête assez effilée et aérienne en rocher assez délité mais sain. PDsup, deux petits ressauts proposent du IIIinf. Je suis monté plusieurs fois aux pics d’enfer, mais je n’avais jamais mis les pieds au Garmo Negro, et le petit lac compris entre les deux sommets est vraiment joli, bleu foncé dans un entourage de rochers colorés où subsistaient encore des névés fin août.

On avait pris l’option randonnée avec une corde de vingt mètres, deux sangles et deux mousquetons, et on s’en est servi de temps à autre au cours de trois belles journées: 1-le soir on monte bivouaquer au fond du Marcadau. 2-on franchit un col au sud, on cache les sacs près des lacs qui sont au pied de la Fache (au sud-est), et on monte en grimpouillant son versant nord à la Punta de Zarre, farouche petit sommet peu fréquenté, même par moi qui ai pourtant déjà visité tous les sommets du coin. Puis on monte à la Fache par l’arête sud (facile), on redescend aux sacs et on part bivouaquer du côté de l’Ibón Azul. 3- On franchit une brèche granitique vers le sud (à l’est des pics d’enfer), on parcourt un versant sauvage vers le col de Pondiellos (si c’est bien son nom..), on monte à un petit sommet à gauche puis au Garmo Negro par l’arête ouest, on continue la promenade vers le pico de Algas, et retour par des névés, des éboulis, des barres rocheuses vers notre petite brèche du matin. On reprend nos sacs, et on repasse la frontière sous la menace d’un spectaculaire cumulonimbus qui se dore le champigon sur le Vignemale. À la recherche d’un bloc, on passe au petit lac Falisse, et on trouve en continuant à flanc vers l’ouest, dans un grand pierrier schisteux, issu de la Fache, le meilleur bloc de bivouac de la région: grande dalle en guise de toit, murets de pierres, sol égal, huit étoiles. On a regretté qu’il ne pleuve pas, on était si bien. Le lendemain à midi on était à Toulouse. 



Gavarnie, Casque du Marboré face Nord et Grotte du Marboré

Gavarnie, Casque du Marboré face Nord et Grotte du Marboré dans Escalade AD 2013-08-19-12.34.17-112x1502013-08-19-12.39.15-112x150 dans Escalade AD2013-08-19-09.38.42-112x1502013-08-19-10.10.53-112x1502013-08-19-10.11.08-150x1122013-08-19-08.16.08-112x1502013-08-19-08.21.26-112x1502013-08-19-09.10.04-112x150Encore une journée Pêche-promenade, Gavarnie est vraiment une source inépuisable de parcours amusants. Partis de Boucharo, on est montés le soir dormir sous un bloc avec vue sur le cirque, entre les Sarradets et la Brèche. L’ascension au Casque par le nord consiste à franchir deux barres rocheuses à l’aplomb du sommet: la première en grès jaune est facile et sans surprise, la deuxième, en calcaire gris, réclame de naviguer entre des cheminées, des vires, des surplombs à formes de voies sans issue. Ce n’est pas difficile (III), et on trouve trois pitons sur son chemin. Pour se ménager des occasions de revenir, on n’a pas gravi le dernier fronton du casque: mais on est allés se promener jusqu’en haut de l’éperon Fourastier, pour dominer la Brèche de Roland. On rejoint le sommet du casque facilement par la facette sud-ouest. 

Après, direction la Grotte du Marboré: j’avais fait l’effort d’acheter une lampe, instrument dont je n’ai jamais eu l’usage depuis vingt ans dans les Pyrénées, et qui sera fort utile dans la cave de mes beaux-parents pendant les vingt ans qui viennent. C’est très curieux, les tapis de glace, les stalactites, colonnettes etc. À la recherche de la salle inférieure décrite par De Bellefon, je suis descendu en rappel dans un puits au fond duquel j’étais fait comme un rat. Rien trouvé, mais la gymnastique qui m’a permis de remonter était nouvelle pour moi et très intéressante: colonnettes fragiles, surplomb en verre sécurit, ça m’a rappelé l’escalade ensoleillée que l’on pratique à Cotiella sur un rocher invraisemblable. Mais là, il faisait froid et humide. Enfin j’ai pas regretté la location des crampons et du piolet. Ce qui n’est pas dit dans les Cent plus belles, c’est qu’on ressort de l’autre côté du pli de roche qui abrite la grotte! On a trouvé ça très drôle, il faudra sans doute que j’y retourne avec les autres oiseaux. La traversée de la grotte n’oppose pas de difficultés à proprement parler, toutefois il faut être assez agile pour surmonter quelques blocs, et ce n’est pas un endroit où on a envie d’attendre un hélicoptère.

 



Gavarnie, Pic du Marboré, éperon ouest-nord-ouest

Gavarnie, Pic du Marboré, éperon ouest-nord-ouest dans Escalade AD pic-du-marbore-eperon-ouest-131x150a-20-150x100 dans Escalade ADa-21-100x150Voici des photos de l’attaque, dans un dièdre mouillé, on observe sur son pan gauche, au-dessus du surplomb de départ une cordelette bleue pendue à un piton, qui ne servent à rien, en été du moins, et qu’on ne cherchera pas à atteindre. C’est mouillé et ça refroidit les mains. On sort du dièdre sur une vire et on part à droite. Après, on parcourt un large couloir situé entre l’éperon et l’arête Passet, puis on tire à gauche pour rejoindre le fil de l’éperon. Un petit rappel, après quoi le motif s’élargit et on suit sa fantaisie dans un fronton aimable, coupé de bonnes vires. Trois heures d’escalade (?) pour 500 mètres de dénivellé, tennis et quelques coinceurs et friends, une corde pour trois suffit. AD, quelques passages de III et IV. Beau panorama.

À la sortie, on s’est dirigés vers l’arête Ouest nord ouest du Cylindre, puis on est rentrés à Pailla par Tuquerouye et Allans. Le plus court est bien sûr de redescendre par le cheminement du col d’Astazou. Erwan a fait des photos d’art (=noir et blanc).

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Gavarnie, Cylindre du Marboré, arête Ouest

 

Gavarnie, Cylindre du Marboré, arête Ouest dans Escalade AD cylindre-marbore1-150x57cylindre_marbore_arete_ouest-3-112x150 dans Escalade ADcylindre_marbore_arete_ouest-4-112x150cylindre-du-marbore-eperon-ouestlow-150x118

En sortant de l’éperon Nord-Ouest du Pic du Marboré, on a mis quatre pistaches qui nous restaient de côté, et comme on n’était pas rassasiés de cailloutis redressés, on est partis vers l’arête nord-ouest du Cylindre du Marboré. Quelle surprise: c’est tout de l’excellent rocher! On attaque immédiatement à gauche (cf photo) pour franchir un petit mur vertical, au-dessus duquel on rejoint un petit dièdre à droite de l’éperon de base, puis on suit le fil jusqu’au pied du second ressaut. Celui-ci est gravissable sur le pan droit, après le petit surplomb de départ. Puis on termine à nouveau sur le fil. C’est une toute petite escalade, trente minutes, deux friends petits-moyens et un petit choix de wall nuts suffiront avec un peu de sangle. IVsup en plein air.

J’ai dégagé à la main un piton rouillé sous le crux du premier ressaut, et je l’ai posé à côté de sa fissure, et mes compères ont oublié de le ramasser malgré ma demande: soyez gentils, si vous le trouvez laissez-l’y, c’est pour un collectionneur que j’ai prévenu et qui sera ravi de posséder une relique de Kasparek.

Il pouvait être quinze heures, et Jean-Christophe n’avait pas une idée bien nette de l’endroit où on se trouvait dans le massif: on est donc descendus au bord du torrent sur le plateau de Tuquerouye, et là on lui a expliqué qu’il suffisait de remonter à la brèche du même nom, descendre vers Estaubé, monter à un truc qui s’appelle la hourquette d’Allanz, et descendre en plein soleil pour trouver de quoi manger sous un bloc du plateau de Pailla et de quoi dormir sous un genévrier. À l’origine Jean-Christophe est breton, Erwan est breton, moi je suis nantais, donc autant dire qu’on est repartis sans trop causer mourir de faim au nord de la frontière. 

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