Pène Sarrière, arête sud

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cci06102012_00003-105x150On avait une matinée à perdre avant de monter à Pombie, on a choisi de la gagner en cochant enfin cette petite breloque. On est partis excités comme des puces à l’idée de se faire peur sur le fil aérien du Pène Sarrière. On n’a pas eu tellement peur, mais on a frotté nos paumes de mains. Sur la taillante, on clipera un spit tous les six mètres, ça va, et le rocher est bien propre et même patiné, mais en 1928 avec un bout de chanvre et des ailes de mouches, l’exercice a dû réclamer une admirable détermination. Départ de Gourette 7h30, retour 10h40, on a eu de l’ombre et une petite brise, et on a passé la journée à dormir sous un bois de sapin en vallée d’Ossau. Les passages versant est des deux gendarmes ont du caractère, la course et rapide et ravissante.



Gavarnie, Gabiétou nord, arête ouest. Doigt de la Fausse Brêche.

Gavarnie, Gabiétou nord, arête ouest. Doigt de la Fausse Brêche. dans Escalade AD P1080061-150x112doigt-150x121 dans Escalade AD

L’arête qui relie le col de Boucharo au sommet du Gabiétou est une des mieux placées, tant géographiquement que dans la liste des motifs désirables. On y est allés, le lyonnais, le marseillais, des tennis, un brin de corde, deux friends, quatre wall nuts, des sangles et moi, à la mi-août. Le seul passage obligatoire est le tout petit surplomb qui est à la base, sur le fil. Après on s’élève toujours sur le versant nord-ouest, par des cheminées, des vires, des petits murs, des dalles, parfois à nouveau le fil, c’est une très belle randonnée dans un très bel endroit toujours redressé.

Comme on était au sommet pour le petit-déjeuner, on a continué la journée dans une mentalité pêche-promenade, en montant au Taillon, au Doigt de la fausse brêche, au Casque par le tunnel sud-ouest, puis en descendant nous baigner dans la vallée d’Ossoue.

Au Doigt j’étais monté en… 1990 ou 91, avec l’ami Gilles: il faisait froid et gris. On avait une corde de 11 mm qui je suppose avait servi à un paysagiste de nos amis à tirer des troncs de châtaigniers au cul d’un pick-up, car elle on la décidait difficilement à se plier à une forme autre que rectiligne. Elle mémorisait toutefois une belle grosse déviation à mi-longueur. J’aimais beaucoup sa gaine effilochée, qui me donnait des sensations d’aventure. On est descendus en rappel autour du torse, et bien sûr, impossible de rappeler la corde. Et là, miracle: une jeune femme apparaît, qui à nos mines désolées nous dit gentiment: « Hé ben les garçons, qu’est-ce qui vous arrive? », et puis elle monte décrocher la corde et redésescalade le bourrier avec une agilité parfaite, sans s’assurer naturellement. Comme on ne savait pas encore très bien quelle était la différence entre les garçons et les filles, on n’a pas songé à tomber amoureux tout de suite, et elle a disparu à jamais. Cette année j’avais une corde trop souple et trop fine pour espérer la coincer, alors je suis redescendu en dégrimpant. Le rocher est plus sûr qu’il ne l’était dans mes souvenirs, on peut y aller. C’est une cheminée au nord du Doigt que l’on grimpe (au-dessus de la grotte).

Après, retour au tunnel du Casque (j’y étais allé quatre jours avant avec Alexandra), parce que c’est l’ascension la plus rigolote des Pyrénées (avec la face ouest du Petit Pic du midi d’Ossau). Et on a rigolé bien sûr.

 

 



Troumouse, Petit Pic blanc, face Ouest: La Rampe

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Une première? Le motif est si évident qu’on a du mal à s’imaginer que personne ne soit passé par là avant nous. La rampe du Petit Pic Blanc se fond dans les parois impossibles qui l’entourent, sous une certaine lumière et quand on les considère depuis le col de la Sède, mais elle est bien visible de la route qui monte à Troumouse et nous c’est en passant au pied des murailles du cirque qu’on l’a remarquée un beau jour de 2008 ou 2009. Et pourtant, aucune trace de passage, pas un vieux piton, pas une cordelette oubliée, pas de fissures dégagées pour la pose d’un coinceur, pas de boîte de conserve, de croûte de fromage, rien. Il est vrai que des grimpeurs plus furtifs que nous ont pu la remonter en 45 minutes sans s’encorder et sans le dire à personne. Si quelqu’un a de la documentation sur le sujet, je prends!

Du parking de Troumouse, on suit le chemin du Col de la Sède. 20 minutes après les lacs des Aires, on le quitte pour gagner par un pierrier la base de la Rampe. Elle traverse sur toute sa hauteur la face Ouest du Petit Pic Blanc, et mène exactement au sommet. Il s’agit d’une dalle interminable qui se redresse graduellement au milieu. Le terrain est comparable au deuxième tiers de la Face nord de la Pène Blanque, en un peu plus facile: II et III, avec des pas de IVinf. L’escalade est exposée: aucun becquet, pratiquement pas de fissures. Dans le haut, on rencontre un ruissellement (bien visible de loin: il forme une ligne noire) qui peut sans doute être gênant s’il est abondant ou verglacé. Aprés 400 métres, on bute sous des surplombs: les contourner au mieux en suivant toujours la ligne générale d’ascension vers la droite: dalles déversées, petits ressauts. Après avoir franchi un petit mur raide, on débouche à droite dans un ravin suspendu (sec): le remonter, en franchissant de droite à gauche un mur noirâtre un peu moins délité qu’il ne le paraît (IV). Un éperon noir de 30 mètres de haut donne accès au sommet. 500 mètres d’escalade, 3-4 heures, ADsup. Coinceurs et friends (micros utiles), 4 pitons utiles (on n’en avait pas). Très jolie ambiance, aérienne, exposée.

Retour à Troumouse: par les crêtes du cirque, au sud vers la Munia et sa voie normale, au nord vers le Gerbats. Le cheminement qui contourne par le sud-ouest le Gerbats est dangereux, je l’ai vérifié cet été: il s’agit de vires malcommodes, couvertes de gravillons, et hyper exposées. Sur la foi d’un topo j’étais passé par là un jour de 1994 ou 95, et au bout de cent mètres, mon camarade du jour et moi on s’était serré la main en se souhaitant bonne chance. Cet été sur l’insistance d’Erwan j’ai réessayé et j’ai à nouveau eu mal à l’estomac, cet endroit me fait tout simplement peur. Il vaut beaucoup mieux passer par le Gerbats: quand on vient du petit Pic Blanc à toute crête, on gagne une vire située juste sous le sommet du Gerbats sur son flanc sud-ouest. Elle mène à un pierrier orienté au nord. Descendre au nord, jusqu’au bord de la barre rocheuse qui traverse dans toute sa largeur la base de la petite face nord du Gerbats. Il y a deux passages, un au milieu de la barre (un ou deux pitons, parfois une corde fixe, III ou IV), et l’autre à l’angle oriental, juste au bord de l’arête qui domine Barroude. Ce dernier passage est le plus facile (II, IIIinf). De là, col de la Sède et chemin jusqu’au Cirque.

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Pallas, arête sud-est

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Une fort jolie course, deux heures, tennis aux pieds et sangles sur des blocs. Quelques coinceurs. Il n’y a pas grand chose à rajouter au croquis: je vais donc le paraphraser. On peut attaquer du port du Lavedan, voyez-vous, ou bien au-dessus du premier ressaut, notamment quand on vient d’Espagne comme nous l’avons fait. On aborde un premier ressaut sur le flanc sud, c’est assez raide mais pas difficile, puis on traverse un jardin de petits gendarmes. On marche sur un épaulement jusqu’au grand ressaut, qu’on peut gravir de plusieurs façons. Comme nous on a rejoint à cet endroit deux cordées qui parlaient fort et jetaient des cailloux on a filé à nouveau sur le flanc sud, dans 20 m. de dalles et 20 m de schistes, pour revenir sur le fil de l’arête au pied d’une jolie portion de rocher compact et généreusement fissuré (oui, les deux choses à la fois). C’est étonnant comme des gars qui grimpent plutôt bien peuvent être pénibles en montagne: il y avait ce jour-là sur le Pallas un cinquantenaire sans casque (ça porte malheur) qui parlait tout le temps, cherchait du Vsup et jetait des comètes. Il a suffit à Alexandra de voir voleter un paveton dans le sillage de ce héros pour se mettre à filer dans mon sillage à moi. On a toujours raison de se décaler. Au-dessus d’un beau morceau de granite, qui doit être le passage obligatoire de la course, en IIIsup, on fait son marché dans des formations sympathiques et interchangeables jusqu’au sommet. C’était peut-être une erreur de roupiller à l’ombre du cairn, parce que le jeteur de caillasses a fini par arriver, et qu’il s’est collé à nos basques, littéralement, jusqu’au bas de la cheminée ledormeur, amoureux comme un dogue.

Le lendemain matin, pendant qu’on longeait les lacs d’Arriel j’ai vu passer un oiseau inattendu en vol au-dessus des eaux, dans un beau soleil et dans un air très calme, j’ai eu le temps de m’exclamer « Une huppe! », et Alexandra l’a vue assez bien en un clin d’oeil pour la reconnaître sur une affiche dans les magasins de Sallent de Gállego après le déjeuner. La huppe fasciée donc, fort bel oiseau que j’ai connu en cage dans le marché des sorciers à Casablanca, puis observé trois ou quatre fois sur les bords de la Loire, puis sur une autoroute près de l’étang de Berre, passe les Pyrénées au petit bonheur la chance à n’importe quel moment du mois d’août.



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