Cotiella, arête nord de la Picollosa

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L’un des reproche que je fais souvent au sport consistant à gravir des parois, c’est qu’on passe la moitié de ses journées à remonter des chemins surfréquentés dans des vallées qu’on connaît par coeur. Si d’autres que moi en ont soupé de monter à Pombie, Ossoue, Espingo et consorts, voici une ascension qui présentera pour le pyrénéiste aventureux l’attrait supplémentaire de mener à un sommet dont je suis incapable de donner le nom (plus maintentant: c’est la Picollosa, cf mise à jour en bas de page). Parti du Rioumajou, je m’étais promené en 2004 sur les trois sommets du croquis d’ensemble, et j’étais tombé amoureux du paysage très spectaculaire qu’ils forment, et j’en étais revenu avec le désir d’embobiner quelqu’un (toujours le même) pour gravir cette arête redressée.

Il s’agit de l’arête nord-nord-est d’un sommet situé au nord du massif de Cotiella, au-dessus de l’ibón de Plan, que l’on atteint depuis le village de Plan. C’est en face d’un autre sommet qui s’appele je crois Pico del Mediodía. Comme pour toute bonne chasse au trésor, voici des croquis pour localiser la chose. Comme le prouve un dessin fait depuis le sommet de la Robiñera la semaine dernière, cette arête est un motif très évident (signalé par une flèche) et même provoquant, ça fait quand même dans les 450m de haut, on la voit de partout quand on considère le massif de Cotiella depuis les autres sommets de la chaîne. Naturellement, ça a déjà pu être gravi, mais à mon avis un très petit nombre de fois, et sans doute par un cheminement différent dans le premier tiers. Aucune trace de passage. Voici deux fois quatre photos au jetable kodakolor silver.

Le rocher est en bas un calcaire ansabérique et plus haut une sorte de grès jaune gavarnien, extraordinairement nombreux, je veux dire qu’une certaine expérience de l’escalade sur piles de vaisselle cassée paraît indispensable. Attaquer à gauche de l’éperon de base, dans une cheminée barrée de gros blocs surplombants (à droite de l’éperon c’est dangereux, cf pointillés de notre changement d’option sur le croquis). Au-dessus, on gravit à droite (rive g.) une magnifique fissure-laminoir double en excellent rocher, 6a. On gravit directement au-dessus l’éperon du premier gendarme: quand il devient surplombant, virer versant ouest et gagner la brèche au pied du deuxième gendarme, IV puis V-Vsup (cette longueur peut être évitée par des rochers moutonnés versant ouest). J’ai renoncé à l’ascension du deuxième gendarme (dommage: c’est le motif le plus intéressant de la course, mais on ne le savait pas encore) parce que je me suis trouvé dans la position de jeter un becquet sur Erwan, installé quinze mètres plus bas dans la brèche, mais elle s’annonçait très faisable, difficile, aérienne et en très bon rocher (à part le missile en question): il faudrait faire le relais plus bas et à l’abri. On peut contourner ce grand gendarme par un éperon délité à droite. On rejoint ainsi le fil de l’arête que l’on suit jusqu’au sommet, le rocher est constamment délité, plusieurs courtes murettes sont délicates.

Etrangement, l’escalade n’est pas stressante: les relais sont très bons, on se protège facilement quand c’est nécessaire. On a juste renoncé à progresser corde tendue. L’éperon du petit pic blanc à Barroude, gravi le surlendemain, nous a paru sensiblement plus exposé en étant moins délité.

Parvenu au sommet 1 de mon croquis, on passera au sommet 2 situé au sud-ouest, puis au sommet 3. Descendre alors l’arête ouest, d’abord à peu près horizontale, puis qui plonge dans un vallon où l’on rencontre une sente cairnée qui ramène à l’ibón de Plan: franchir une barre rocheuse à gauche par une vire, et dévaler un pierrier jusqu’à l’ibón. Ascension réalisée le 16 ou le 17 août 2011. Coinceurs et friends (gros utile pour le laminoir), quelques pitons permettraient d’aborder les deux gendarmes avec sérénité.

 

Mise à jour 2012: J’ai acheté une carte du massif, et fait un tour (Punta Lierga, Cotiella, Armeña, Ibón de Plan, au départ de Saravillo, où le fromage de chèvre est bon) dont la thématique était mourir de soif avec Alexandra, Fanfan et Erwan, en août. Il s’avère que le Pic 1 s’appelle la Picollosa. Ce qui ne lui enlève rien. J’ai fait un beau panorama photographique.

Mise à jour de décembre: dans le livre consacré aux frères Ravier, je lis que la course a été faite par eux en 84. Je crois comprendre que ce maudit J.R. a franchi le petit mur à droite de l’éperon, là où moi j’ai préféré trouver une fissure à gauche.

 

 



1 commentaire

  1. Johnny walker 30 octobre

    Prefère boire un mauvais single malt qu’une tres bonne therebantine!

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