Pics d’enfer, Garmo Negro, arête ouest.

Pics d'enfer, Garmo Negro, arête ouest. dans Escalade AD 2013-08-22-09.59.58-150x112On est montés au garmo Negro par l’arête qui est à droite du sommet sur la photo. Sur un terrain comparable à celui des Posets, où alternent schistes rouges et calcaire blanc, c’est une arête assez effilée et aérienne en rocher assez délité mais sain. PDsup, deux petits ressauts proposent du IIIinf. Je suis monté plusieurs fois aux pics d’enfer, mais je n’avais jamais mis les pieds au Garmo Negro, et le petit lac compris entre les deux sommets est vraiment joli, bleu foncé dans un entourage de rochers colorés où subsistaient encore des névés fin août.

On avait pris l’option randonnée avec une corde de vingt mètres, deux sangles et deux mousquetons, et on s’en est servi de temps à autre au cours de trois belles journées: 1-le soir on monte bivouaquer au fond du Marcadau. 2-on franchit un col au sud, on cache les sacs près des lacs qui sont au pied de la Fache (au sud-est), et on monte en grimpouillant son versant nord à la Punta de Zarre, farouche petit sommet peu fréquenté, même par moi qui ai pourtant déjà visité tous les sommets du coin. Puis on monte à la Fache par l’arête sud (facile), on redescend aux sacs et on part bivouaquer du côté de l’Ibón Azul. 3- On franchit une brèche granitique vers le sud (à l’est des pics d’enfer), on parcourt un versant sauvage vers le col de Pondiellos (si c’est bien son nom..), on monte à un petit sommet à gauche puis au Garmo Negro par l’arête ouest, on continue la promenade vers le pico de Algas, et retour par des névés, des éboulis, des barres rocheuses vers notre petite brèche du matin. On reprend nos sacs, et on repasse la frontière sous la menace d’un spectaculaire cumulonimbus qui se dore le champigon sur le Vignemale. À la recherche d’un bloc, on passe au petit lac Falisse, et on trouve en continuant à flanc vers l’ouest, dans un grand pierrier schisteux, issu de la Fache, le meilleur bloc de bivouac de la région: grande dalle en guise de toit, murets de pierres, sol égal, huit étoiles. On a regretté qu’il ne pleuve pas, on était si bien. Le lendemain à midi on était à Toulouse. 



Gavarnie, Casque du Marboré face Nord et Grotte du Marboré

Gavarnie, Casque du Marboré face Nord et Grotte du Marboré dans Escalade AD 2013-08-19-12.34.17-112x1502013-08-19-12.39.15-112x150 dans Escalade AD2013-08-19-09.38.42-112x1502013-08-19-10.10.53-112x1502013-08-19-10.11.08-150x1122013-08-19-08.16.08-112x1502013-08-19-08.21.26-112x1502013-08-19-09.10.04-112x150Encore une journée Pêche-promenade, Gavarnie est vraiment une source inépuisable de parcours amusants. Partis de Boucharo, on est montés le soir dormir sous un bloc avec vue sur le cirque, entre les Sarradets et la Brèche. L’ascension au Casque par le nord consiste à franchir deux barres rocheuses à l’aplomb du sommet: la première en grès jaune est facile et sans surprise, la deuxième, en calcaire gris, réclame de naviguer entre des cheminées, des vires, des surplombs à formes de voies sans issue. Ce n’est pas difficile (III), et on trouve trois pitons sur son chemin. Pour se ménager des occasions de revenir, on n’a pas gravi le dernier fronton du casque: mais on est allés se promener jusqu’en haut de l’éperon Fourastier, pour dominer la Brèche de Roland. On rejoint le sommet du casque facilement par la facette sud-ouest. 

Après, direction la Grotte du Marboré: j’avais fait l’effort d’acheter une lampe, instrument dont je n’ai jamais eu l’usage depuis vingt ans dans les Pyrénées, et qui sera fort utile dans la cave de mes beaux-parents pendant les vingt ans qui viennent. C’est très curieux, les tapis de glace, les stalactites, colonnettes etc. À la recherche de la salle inférieure décrite par De Bellefon, je suis descendu en rappel dans un puits au fond duquel j’étais fait comme un rat. Rien trouvé, mais la gymnastique qui m’a permis de remonter était nouvelle pour moi et très intéressante: colonnettes fragiles, surplomb en verre sécurit, ça m’a rappelé l’escalade ensoleillée que l’on pratique à Cotiella sur un rocher invraisemblable. Mais là, il faisait froid et humide. Enfin j’ai pas regretté la location des crampons et du piolet. Ce qui n’est pas dit dans les Cent plus belles, c’est qu’on ressort de l’autre côté du pli de roche qui abrite la grotte! On a trouvé ça très drôle, il faudra sans doute que j’y retourne avec les autres oiseaux. La traversée de la grotte n’oppose pas de difficultés à proprement parler, toutefois il faut être assez agile pour surmonter quelques blocs, et ce n’est pas un endroit où on a envie d’attendre un hélicoptère.

 



Gavarnie, Pic du Marboré, éperon ouest-nord-ouest

Gavarnie, Pic du Marboré, éperon ouest-nord-ouest dans Escalade AD pic-du-marbore-eperon-ouest-131x150a-20-150x100 dans Escalade ADa-21-100x150Voici des photos de l’attaque, dans un dièdre mouillé, on observe sur son pan gauche, au-dessus du surplomb de départ une cordelette bleue pendue à un piton, qui ne servent à rien, en été du moins, et qu’on ne cherchera pas à atteindre. C’est mouillé et ça refroidit les mains. On sort du dièdre sur une vire et on part à droite. Après, on parcourt un large couloir situé entre l’éperon et l’arête Passet, puis on tire à gauche pour rejoindre le fil de l’éperon. Un petit rappel, après quoi le motif s’élargit et on suit sa fantaisie dans un fronton aimable, coupé de bonnes vires. Trois heures d’escalade (?) pour 500 mètres de dénivellé, tennis et quelques coinceurs et friends, une corde pour trois suffit. AD, quelques passages de III et IV. Beau panorama.

À la sortie, on s’est dirigés vers l’arête Ouest nord ouest du Cylindre, puis on est rentrés à Pailla par Tuquerouye et Allans. Le plus court est bien sûr de redescendre par le cheminement du col d’Astazou. Erwan a fait des photos d’art (=noir et blanc).

a-24-100x150

a-33-e1379006661543-150x112

a-34-e1379006624312-150x112

 

 

 

 



Piton Carré, face nord.

Piton Carré, face nord. dans Escalade TD piton-carre-face-nord-voie-ravier-116x150En attendant qu’on m’envoie des photos, et avant que je ne l’égare, voici un croquis de la voie qui raviérifie cette petite paroi mystérieuse. On avait un invité-surprise ce jour-là, qui grimpait avec un encombrant appareil photo sous le bras, et Erwan avait par extraordinaire des piles et de la mémoire dans son appareil à lui, ce qui fait que le 13 août dernier devrait passer dans l’histoire comme le jour de l’ascension la mieux documentée de l’été.



Ardiden, Pilier sud

Ardiden, Pilier sud dans Escalade D ardiden-pilier-sud-ravier-170x300

Quelle tranquillité! Quel calme! Quel beau cadre! Quel inutile désert de caillasses! On a laissé Jean-Christophe à la gare de Pierrefite le matin, et à 9 heures on s’est rendus compte qu’on était du mauvais côté du pli de la carte routière, à dix heures et demie on partait enfin vers la cabane de Lagües. Le temps s’ennuageait, et après dépôt des affaires de bivouac au bord d’un lac, on a vu bourgeonner un gros nuage au-dessus de la Pourtère de l’homme vers laquelle on se dirigeait. Etrangement, moi qui cultive de mauvaises dispositions à l’égard de toute circonstance orageuse dans une voie d’escalade, j’ai envisagé avec détachement de passer un mauvais moment dans ce pilier que je n’avais jamais vu de près. Ce fut une journée relaxante. On s’est baignés dans un torrent. J’ai trouvé une jolie vipère noire en traversant de la Pourtère de l’Homme vers l’attaque. On a joué en tennis sur un névé encore dur, et puis on a trouvé l’énorme bloc-terrasse qui marque le départ, merci J et P Ravier, c’est pratique de ne pas avoir à refaire son sac dans un pierrier. 

Croyant reconnaître une formation rocheuse photographiée dans Passages pyrénéens, j’ai cherché un peu le départ vers la droite avant de choisir un petit motif à gauche. J’ai vu depuis lors une photo sur un blog d’une cordée qui a gravi cette cheminée de droite avant de tirer un rappel sous la pluie. En montagne, tout le monde a raison: j’ai ajouté des pointillés sur mon croquis.

Attaque dans un petit dièdre gris en contrebas du bloc-terrasse, puis gravir sur la gauche de la vaste dalle compacte qui le domine une corniche verticale (bonnes prises), revenir à droite vers des lames qui donnent accès à une cheminée, relais à 50m. Gravir un mur au-dessus du relais, puis un système de fissures qui se verticalise, on débouche sur des moutonnements faciles.

On réattaque directement dans des rampes fissurées grises, qui tirent légèrement vers la droite. Une autre longueur directe tire plutôt à gauche, et nous avons rejoint le fil de l’éperon: on voit sur la droite un friend coincé près d’une brèche rectangulaire caractéristique (la « fenêtre » signalée par P Ravier). On a continué directement dans de belles envolées de granite rose, pour relayer au pied d’un minuscule dièdre rouge coiffé d’un surplomb. Ce dièdre franchi, on est sur le fil de l’arête terminale. On termine corde tendue en navigant entre les gros blocs qui s’amoncellent jusqu’au sommet.

Comparé à des voies D du Luchonnais (dièdre des Spijeoles, gendarme du Lézat), ça nous a paru un peu plus difficile et plus généralement raide et soutenu, ce serait plutôt Dsup. Bon, j’avoue avoir tiré un peu droit en général après le départ. En fait la situation du motif, son isolement, sa hauteur, le style de l’escalade, m’ont fait penser à une redite esseulée de la voie Montse en face sud est de la maladetta (pico de Abadías). On fruit d’un grand silence et de la beauté d’un vallon austère. Il n’y a pas eu de mauvais temps, et on a déjeuné tranquillement au sommet en essayant de découvrir par où on descendrait à la faveur des mouvements de nuages. L’étagement des lacs d’Ardiden me paraît être une merveille, il y avait encore des petits et des grands névés entre eux fin août. On a bivouaqué au sec et au frais avant de bagnoler jusqu’à Toulouse, très touchés de la découverte à ce dernier moment de la saison de grimpette d’un si beau et vaste massif tout nouveau pour nous.

Bon, c’est aussi un sacré tas de cailloux que cet Ardiden, je ne vois pas bien ce qui m’y ramènerait, j’y emmènerai éventuellement ma fiancée le jour où je serai déterminé à lui rompre les deux chevilles. Mais le pilier est vraiment en excellent rocher, et des passages raides sont très fournis en excellentes prises. On a fait la voie dans une option légère, avec un seul brin du rappel et plus de sangles que de joujoux métalliques, mais je pense qu’il serait raisonnable de grimper avec une corde en double, parce qu’en cas de chute c’est tout plein d’arêtes tranchantes si vous voyez ce que je veux dire. Ça a l’air assez fréquenté, car il y a un peu de matériel qui traîne de loin en loin.

 

 



Gavarnie, Cylindre du Marboré, arête Ouest

 

Gavarnie, Cylindre du Marboré, arête Ouest dans Escalade AD cylindre-marbore1-150x57cylindre_marbore_arete_ouest-3-112x150 dans Escalade ADcylindre_marbore_arete_ouest-4-112x150cylindre-du-marbore-eperon-ouestlow-150x118

En sortant de l’éperon Nord-Ouest du Pic du Marboré, on a mis quatre pistaches qui nous restaient de côté, et comme on n’était pas rassasiés de cailloutis redressés, on est partis vers l’arête nord-ouest du Cylindre du Marboré. Quelle surprise: c’est tout de l’excellent rocher! On attaque immédiatement à gauche (cf photo) pour franchir un petit mur vertical, au-dessus duquel on rejoint un petit dièdre à droite de l’éperon de base, puis on suit le fil jusqu’au pied du second ressaut. Celui-ci est gravissable sur le pan droit, après le petit surplomb de départ. Puis on termine à nouveau sur le fil. C’est une toute petite escalade, trente minutes, deux friends petits-moyens et un petit choix de wall nuts suffiront avec un peu de sangle. IVsup en plein air.

J’ai dégagé à la main un piton rouillé sous le crux du premier ressaut, et je l’ai posé à côté de sa fissure, et mes compères ont oublié de le ramasser malgré ma demande: soyez gentils, si vous le trouvez laissez-l’y, c’est pour un collectionneur que j’ai prévenu et qui sera ravi de posséder une relique de Kasparek.

Il pouvait être quinze heures, et Jean-Christophe n’avait pas une idée bien nette de l’endroit où on se trouvait dans le massif: on est donc descendus au bord du torrent sur le plateau de Tuquerouye, et là on lui a expliqué qu’il suffisait de remonter à la brèche du même nom, descendre vers Estaubé, monter à un truc qui s’appelle la hourquette d’Allanz, et descendre en plein soleil pour trouver de quoi manger sous un bloc du plateau de Pailla et de quoi dormir sous un genévrier. À l’origine Jean-Christophe est breton, Erwan est breton, moi je suis nantais, donc autant dire qu’on est repartis sans trop causer mourir de faim au nord de la frontière. 

cylindre_marbore_arete_ouest-1-150x112cylindre_marbore_arete_ouest-2-150x112



Petit Vignemale, éperon nord.

 

Petit Vignemale, éperon nord. dans Escalade D petitvignemale-194x300

 

Comme j’en suis à faire des photocollages, voici une vue assez rare de l’éperon nord du Petit Vignemale: ça fait raide hein? La photo est prise depuis l’éperon nord de l’Aiguille des Glaciers, l’une des cîmes paisibles de la chaîne. J’ai fait la course trois fois:

-en 1996, on est partis très tard du Pont d’Espagne, et on a dormi près du lac de Gaube. Il faisait froid et humide. Le lendemain, on est montés aux Oulettes. À midi, il a cessé de pleuvoir, on est partis littéralement en courant le long des moraines du petit Vignemale, que depuis ce jour Erwan appelle les Ascenseurs de Gaube. On a remonté le névé, gravi le filon d’ophite du départ en tennis, pour s’encorder au pied du mur en IVsup. Il était temps, et temps aussi de mettre des chaussons. Ce mur franchi, j’ai tiré à gauche, pour me retrouver dans un couloir qui doit être la goulotte Lechêne en hiver. On a remonté ce couloir jusqu’à la brêche qui marque la fin de l’escalade de l’éperon proprement dit, il y a trois murs à franchir, au deuxième mur il s’est mis à neigeoter, et le froid de canard engagait plus à l’action qu’à la réflexion. C’est une fois revenus en bas qu’on a réalisé qu’on n’avait pas vraiment grimpé l’éperon. 4h15 de la tente à la tente, en passant par le sommet du Petit Vignemale, c’était quand même pas mal.

-en 2007, Jean-Christophe et moi on a rôdé à l’aube sur le glacier des Oulettes dans une ambiance humide et froide, et j’ai décidé de me rabattre sur l’éperon du Petit Vignemale. J’ai trouvé le filon d’ophite qui suit le mur ce jour-là, et puis le fil de l’éperon lui-même. C’était bien. On a eu du soleil à partir du petit mur qui est au-dessus d’une petite brêche, un petit mur décoré de jolis bacs, et du sommet on est partis visiter la Pointe Chausenque et la Pique Longue au-dessus d’une mer de nuages magnifique. Pour se consoler de n’avoir pas gravi la face nord de la Pique Longue, on est partis à la Pène Blanque de Troumouse.

-En 2009 ou 2010, ayant dormi près des étangs de Baysselance, Erwan et moi on s’est dégonflés devant la face nord-est de l’Aiguille des Glaciers: il faisait grand beau et froid, mais on s’est sentis légers en matériel devant cette grosse poire de calcaire. Par conséquent, rebelotte, on a taillé des marches à coups de binette (oui, plus légère qu’un piolet!) dans le névé gelé, on a réglé ensemble une addition vieille de 15 ans. Je ferai un croquis.

Belle voie Dinf, coinceurs et friends, 200 mètres d’éperon puis 150 d’arête fourre-tout. Un passage de IV sup. Il est joli de compléter la course par la traversée petit-grand Vignemale.

Voici un croquis: on attaque à droite de l’éperon par un filon d’ophite ascendant de droite à gauche. On arrive au pied d’un petit mur raide, qu’on gravit directement (IVsup, fissure parfois humide) pour déboucher sur une terrasse inclinée. à l’angle gauche de cette terrasse, on s’empare d’un nouveau filon d’ophite d’abord vertical puis qui se couche, on continue directement dans des dalles en direction d’une petite brèche ouverte derrière un gendarme. Gravir un petit mur en excellent rocher sur le fil, puis gagner à droite une grosse fissure-cheminée qui domine les séracs. On la gravit, on sort sur le fil et après une dernière pointe on gravit 150m. de rochers couchés jusqu’au sommet du petit Vignemale.

petit-vignemale-eperon-nord-218x300 dans Escalade D

 



À Cotiella, le Pic 1 s’appelle la Picollosa

Et voici un panorama, l’arête gravie en 2011 est à gauche. cf ci-contre la page: « Cotiella, arête nord de la Picollosa ».

À Cotiella, le Pic 1 s'appelle la Picollosa dans Escalade TD picollosalow-300x100



Pène Sarrière, arête sud

Pène Sarrière, arête sud dans Escalade AD pene-sarriere-2-150x112pene-sarriere-3-150x112 dans Escalade ADpene-sarriere-5-150x112pene-sarriere-4-150x112pene-sarriere-1-150x112

cci06102012_00003-105x150On avait une matinée à perdre avant de monter à Pombie, on a choisi de la gagner en cochant enfin cette petite breloque. On est partis excités comme des puces à l’idée de se faire peur sur le fil aérien du Pène Sarrière. On n’a pas eu tellement peur, mais on a frotté nos paumes de mains. Sur la taillante, on clipera un spit tous les six mètres, ça va, et le rocher est bien propre et même patiné, mais en 1928 avec un bout de chanvre et des ailes de mouches, l’exercice a dû réclamer une admirable détermination. Départ de Gourette 7h30, retour 10h40, on a eu de l’ombre et une petite brise, et on a passé la journée à dormir sous un bois de sapin en vallée d’Ossau. Les passages versant est des deux gendarmes ont du caractère, la course et rapide et ravissante.



Balaïtous, Crête du Diable, éperon de la dalle de la Pierre Levée.

 

Balaïtous, Crête du Diable, éperon de la dalle de la Pierre Levée. dans Escalade TD crete-du-diable-150x106dalle-diable-2-150x112 dans Escalade TDdalle-diable-4-150x112diable-face-est-1-150x112dalle-diable-3-150x112diable-face-est-2-150x112crete-du-diable-face-est-de-la-pierre-levee-115x150

Depuis le pic Cristail jusqu’aux derniers gendarmes de la crête du Diable, on a plusieurs aperçus sur un grand bouclier de dalles lisses et polyfissurées qui est à l’aplomb de la Pierre Levée, versant est. Le souvenir de mes lectures hivernales du guide Ollivier dans les années 80 m’assurait que Flematti et Desmaison avaient grimpé de ce côté-là. Une petite séance de recherche sur le web en juin dernier m’a permis d’imprimer quelques topos, qu’Erwan a soigneusement rangés dans un sac la veille de la course et oubliés le matin, ce qui fait qu’on a fait ce qui devient une habitude, on a improvisé.Vue d’en bas, cette grande dalle m’a parue plus raide et les fissures moins exploitables que je ne le pensais. On a été attirés par un fort joli dièdre noir et vertical qui est à gauche de l’éperon bordant ces dalles au sud.

J’ai attaqué dans une ligne de fissures à droite de l’éperon, pour basculer à gauche au-dessus d’un dévers, en pleine dalle (V, 3 pitons ou spits, puis un pas de 6a pour traverser à g.). Relais sur microfriends, plein gaz, 50m., rocher magnifique. On est dominés par un gros toit orange. Traverser à gauche, franchir le fil de l’éperon et relais sur becquet, V. remonter une ligne de dièdres en direction du dièdre noir bien visible d’en bas (V, Vsup). Remonter ce dièdre, Vsup, et relais sur une excellente terrasse. Trois pas de GRV (Gymnastique Rythmique au Vol) permettent de sortir au-dessus à gauche le long d’un bloc cubique proéminent, bien visible d’en bas lui aussi (Vsup, A1), puis des rochers moins raides amènent à une nouvelle terrasse confortable. De là, on pourrait rejoindre un couloir à gauche pour rejoindre la brèche au pied du trident nord. Il est certainement plus intéressant de repasser à droite de l’éperon pour gravir des dalles couchées jusqu’à la crête (III et IVsup). En quinze à vingt minutes de progression corde tendue, vers le nord, on arrive au pic Soulano. On en redescend le long d’une grosse échine plein est.

La fissure par laquelle on a attaqué s’est révélée être plus ou moins équipée. Il s’agit d’une fissure joliment sculptée, compacte, qui fend la dalle de la pierre levée sur toute sa hauteur, mais qui est généralement bouchée en son fond, peu utilisable avec des coinceurs. Erwan a examiné cette ligne toute la matinée, et a vu briller des petits morceaux de métal de part et d’autre, tous les quinze ou vingt mètres. Elle est donc à peu près équipée, mais il n’y a apparemment pas de relais en place. On a trouvé une plaquette aussi au relais juste au-dessous du pas d’A1. Et le cheminement qu’on a suivi à partir du dièdre noir correspond au tracé d’une voie sur un topo du guide Ollivier, on l’a su au retour… Très belle escalade en tous cas, TD soutenue, 230 mètres, excellent rocher. Coinceurs et friends.

On a comme toujours campé à mi-chemin du refuge Ledormeur et des moraines de Las Neous. Le premier jour, on s’est promenés du côté de Costérillou puis du Cap Peytier Hossard, et le deuxième on a fait la voie et on est descendus boire dans le val d’Azun. L’approche, par la brèche de Las Neous, est rapide jusqu’au pied de la face est de la Pierre Levée, on n’a même pas à redescendre pour contourner les contreforts du Pic Soulano.

 

 

 



123456

CHEZERY MULTISPORTS |
MULTIBOXING |
karatedo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | admingrimptout
| Périers Sports Football
| ASSOCIATION TAEKWONDO CLUB ...