Balaïtous, Pallas, arête sud-est.

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Une fort jolie course, deux heures, tennis aux pieds et sangles sur des blocs. Quelques coinceurs. Il n’y a pas grand chose à rajouter au croquis: je vais donc le paraphraser. On peut attaquer du port du Lavedan, voyez-vous, ou bien au-dessus du premier ressaut, notamment quand on vient d’Espagne comme nous l’avons fait. On aborde un premier ressaut sur le flanc sud, c’est assez raide mais pas difficile, puis on traverse un jardin de petits gendarmes. On marche sur un épaulement jusqu’au grand ressaut, qu’on peut gravir de plusieurs façons. Comme nous on a rejoint à cet endroit deux cordées qui parlaient fort et jetaient des cailloux on a filé à nouveau sur le flanc sud, dans 20 m. de dalles et 20 m de schistes, pour revenir sur le fil de l’arête au pied d’une jolie portion de rocher compact et généreusement fissuré (oui, les deux choses à la fois). C’est étonnant comme des gars qui grimpent plutôt bien peuvent être pénibles en montagne: il y avait ce jour-là sur le Pallas un cinquantenaire sans casque (ça porte malheur) qui parlait tout le temps, cherchait du Vsup et jetait des comètes. Il a suffit à Alexandra de voir voleter un paveton dans le sillage de ce héros pour se mettre à filer dans mon sillage à moi. On a toujours raison de se décaler. Au-dessus d’un beau morceau de granite, qui doit être le passage obligatoire de la course, en IIIsup, on fait son marché dans des formations sympathiques et interchangeables jusqu’au sommet. C’était peut-être une erreur de roupiller à l’ombre du cairn, parce que le jeteur de caillasses a fini par arriver, et qu’il s’est collé à nos basques, littéralement, jusqu’au bas de la cheminée ledormeur, amoureux comme un dogue.

Le lendemain matin, pendant qu’on longeait les lacs d’Arriel j’ai vu passer un oiseau inattendu en vol au-dessus des eaux, dans un beau soleil et dans un air très calme, j’ai eu le temps de m’exclamer « Une huppe! », et Alexandra l’a vue assez bien en un clin d’oeil pour la reconnaître sur une affiche dans les magasins de Sallent de Gállego après le déjeuner. La huppe fasciée donc, fort bel oiseau que j’ai connu en cage dans le marché des sorciers à Casablanca, puis observé trois ou quatre fois sur les bords de la Loire, puis sur une autoroute près de l’étang de Berre, passe les Pyrénées au petit bonheur la chance à n’importe quel moment du mois d’août.



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