Luchonnais, Spijeoles: directissime, Eperon Brau, spits..

Je viens de retrouver une photo de l’attaque de l’éperon Brau:Eperon Brau (1)

spijeoles2009copy.jpgdirectissimespijeoles20093733113.jpgdirectissimespijeoles2009728180.jpgdirectissimespijeoles20091729901.jpgdirectissimespijeoles20092731702.jpgAvec les marseillais on a aussi eu l’intention de connaître les spits des Spijeoles: j’étais même très excité par cette idée, parce que moi, des longueurs spitées, je n’en gravis pas plus d’une et demie par an en moyenne, quand on m’encorde avant la baignade dans les Calanques. Malheureusement, après deux longueurs et demie dans Adishatz, mon incapacité foncière à repérer ces particules dans le paysage a fait que j’ai tiré directement dans ce qui doit être la directissime classique des Spijeoles, et je ne m’en suis pas trouvé plus mal. On a remonté un dièdre superbe de 80m., barré par de gros surplombs, on est passés sur le bord du grand dièdre, et on a pique-niqué sur une escellente terrasse d’herbe. Voici des photos, et un croquis.

Comme les spits font l’objet de grandes discussions, je me permettrai de faire part de mon opinion: je suis absolument contre les spits en montagne. Je veux qu’on les arrache de la face est du Pène Sarrière, je veux qu’on arrache ceux qui sont égarés sur l’arête ouest du Pic d’Albe (!), et je ne veux pas qu’on équipe les rappels de la muraille de Pombie sous prétexte que la descente par les virettes fait mal aux pieds. Pour pas avoir mal aux pieds on n’à qu’à prendre ses tennis. J’ai découvert cette voie des virettes l’été 2008 à la redescente de la sud est (classique), je n’ai pas eu à tirer un seul rappel, je n’ai pas eu mal aux pieds, je n’ai pas trouvé ça paumatoire, mais j’ai mis près de deux heures parce que j’ai cherché un peu, et je compte bien ne mettre que quarante minutes la prochaine fois parce que ma mémoire est bonne. Je trouve que les rappels, c’est dangereux en plus d’être désagréable, et c’est pas plus rapide, et si ça l’est on s’en fout parce qu’on n’a pas de train à prendre à la gare de la Grande Raillère. Je ne comprends pas les gens qui gravissent six longueurs de l’éperon Est de la Pointe Jean Santé et qui tirent des rappels. Je félicite le déséquipeur de la face nord du Vignemale, j’ai trouvé ces spits l’été 2008, qui n’y étaient pas en 2001, ce qui m’avait fait réaliser qu’on n’est pas toujours équipé pour se défendre de ces intrus: je n’emmène pas forcément un marteau ou une clé de huit dans ce genre de voie, et je m’étonne que des ahuris montent une perceuse. Une perceuse au Vignemale! Dans du III et du IV!

Le problème s’est reposé à la face nord-est du cylindre, je n’avais pas de marteau pour dire ma façon de penser à la douzaine de spits en place. Peut-être que je ne leur aurais rien dit, parce que leur état indique qu’il s’agit de spits de 1980, que je les doublais d’un bon friend aux relais, et qu’au fond j’étais bien content de les trouver. Aurais-je fait demi-tour sans eux? Peut-être, ou peut-être pas. En tous cas ils se trouvent à d’excellents emplacements, et ils apparaissent quand on a besoin d’eux: c’est un cas très différent d’Adishatz, où il faut s’abîmer les yeux pour suivre les pointillés d’un cheminement qui n’est pas plus logique qu’un autre. J’ai trouvé qu’il y en avait deux fois trop, et c’est sans doute parce que nombre d’entre eux servent de balises et non pas de points d’assurage logiques.

Il n’y a aucune raison de poser des limites à l’équipement des parois: quand on aura spité la descente de l’aiguillette Jolly, il faudra peindre les relais en rose pour les cordées bigleuses, et installer des stations radios pour celles qui auront laissé échapper leur corde. Il n’y a aucune raison de poser des limites, si l’on ne pose pas en principe que la sécurité en montagne, ce n’est pas l’équipement qui l’apporte, c’est la sûreté du pied, l’autonomie de la cordée. Ne vous cassez pas la figure, et ne vous mettez pas là où des cailloux tombent (ceci pour les quatre cordées qui ont essayé de me suivre dans Adishatz et qui s’équipaient tranquillement dans l’axe du dièdre de départ, insouciantes de ce qui pouvait venir d’au-dessus) Ne serait-il pas possible de se dire: si je ne peux pas y aller je n’y vais pas? Et s’il me faut des spits pour monter et descendre, je n’y vais pas non plus? L’équipement des montagnes doit être furtif et tenir dans un sac à dos. Le matériel dont on dispose, tentes légères, duvets poids plume, cordes en polyamide, friends, wall nuts, etc, permet d’être merveilleusement autonome en montagne même pour grimper des voies difficiles et éloignées (et pas seulement un week-end par mois, mais plusieurs jours de suite dans un massif, et plusieurs massifs chaque été), et je ne reprocherais pas à un esprit malicieux de relever le paradoxe qu’il y a à se réunir dans un refuge gardé, à Pombie chaque fin de saison, pour réfléchir (entre autres) sur la présence de lamelles d’acier dans le paysage. C’est en effet sans doute le refuge qui engendre le spit, comme c’est la route qui engendre le refuge, l’abondance des autos qui améliore les routes, et c’est la laideur de nos villes qui nous en fait sortir en auto…

Deux jours avant la directissime, on avait grimpé l’éperon Brau: Les premières longueurs sont très intéressantes pour l’itinéraire, et les dernières pour la raideur. Au milieu on fait un peu ce qu’on veut en plein soleil.



Laisser un commentaire

CHEZERY MULTISPORTS |
MULTIBOXING |
karatedo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | admingrimptout
| Périers Sports Football
| ASSOCIATION TAEKWONDO CLUB ...