Estaubé, Punta del Forcarral, éperon nord – et traversée des crêtes jusqu’au Pic de Pinède (ou presque).


f1.jpgaa8002.jpgCourse réalisée en 2003, avec Erwan. Remonter le cirque d’estaubé jusqu’au port de Pinède. L’itinéraire décrit l’escalade de l’éperon nord de la Punta del Forcarral, puis la traversée des crêtes jusqu’au pic de Pineta.

À 30 mètres à droite de la base de l’éperon, une grande chandelle accolée marque le départ de la voie. Escalader les rochers immédiatement à droite de cette chandelle jusqu’à faire relais dans la brèche qui la sépare de la paroi (III et IV). La deuxieme longueur gravit un peu à gauche trois ou quatre légers surplombs en bon rocher (V), puis franchit à gauche le fil de l’éperon pour faire relais sur une vire assez large au pied d’une cheminée-dièdre. Gravir cette cheminée-dièdre et en sortir par une fissure à droite (V), pour relayer au niveau de deux petits gendarmes sur le fil de l’éperon. Deux longueurs dans un calcaire gris qui tend à se débiter en gravillons mènent à la zone intermédiaire, moins raide, qui est visible d’en bas (IV puis II puis I).
Traverser à gauche (flanc est de l’éperon) d’une longueur horizontale. Remonter une fissure déversante ou la dalle qui la borde à droite, et faire le relais suivant sous un ressaut de grès jaune. Un dièdre dont on sort par la droite permet de franchir ce ressaut (V). Ne pas se diriger vers un autre dièdre évident situé plus haut, mais suivre à gauche une fissure diagonale qui se termine par un becquet au pied d’un petit mur vertical (IV et V). Un piton placé à bout de bras permet de franchir ce fichu petit mur, et des rochers débonnaires conduisent au sommet de la Punta del Forcarral.

On suit à toute crète vers le pic de Pineta: quelques ressauts à désescalader (III exposé) puis un rappel conduisent à une brèche. Remonter un épaulement herbeux, puis descendre (III pourri) vers la brèche de la Fenêtre, qui est une étonnante arche de lames de grès en encorbellement. Suit une section élégante et fort aérienne de pointes parfaitement solides, puis une autre de barres imbriquées où on navigue au mieux.

On parvient au pied du grand ressaut qui conduit au pic de Pineta. Remarquer que des pentes de pierrailles ou de neige constituent une échappatoire à droite (versant nord: elles permettent de traverser tout le versant à flanc jusqu’au couloir de Tuquerouye). Attaquer ce ressaut directement, puis sur la gauche (III et IVinf). Rejoindre le fil de l’arète. L’escalader par son flanc droit (passages de IV).
Du sommet du Pic de Pineta on peut descendre à peu près directement vers le sud en naviguant entre des barres , des couloirs et des dalles jusqu’au plateau de Tuquerouye. Ou suivre la crète vers l’ouest jusqu’à tirer des rappels qui déposent sur le toit du Refuge de Tuquerouye, ce qui est tout de même le but caché de cette longue journée dans des hauteurs farouches. Le couloir au nord de la brèche ramène au cirque d’Estaubé (névé à 35 degrés ou éboulis terreux).

 

250 mètres d’éperon où l’on fait dix longueurs, puis de longues crètes où il faut être constamment rapide et alerte à la corde tendue. On ne descend pas n’importe où en cas de mauvais temps. On peut s’acclimater au rocher délité du côté de l’Arbizon ou de la Peña Telera. Cadre époustouflant. Journée Hors Pair.

On peut camper au pied de la Borne de Tuquerouye. Le torrent le plus court des Pyrénées coule sur cent mètres dans un pré au moment où le chemin de Tuquerouye attaque la montée vers la Borne (il était à sec toutefois lors de mon dernier passage dans le coin, en août 2009). Blocs pour cacher des sacs. De là, on est en quarante minutes au Port de Pinède.

 

Emmener coinceurs friends, et deux pitons peuvent être utiles.

Nous étions à l’aurore au Port de Pinède. L’oubli du croquis a obligé à un examen attentif de l’éperon. L’envol du topo a ensuite favorisé une grande concentration aux deux bouts de la cordée. Dans la traversée horizontale, on s’est attiré des injures de la part des randonneurs qui passaient au Port: mais le rocher est très bon dans tous les passages difficiles. Nous avons trotté littéralement du rappel jusqu’à l’échappatoire que je signale, puis patienté sous un premier orage sous une barre rocheuse. Nous étions à 80 mètres sous le pic de Pineta quand un nouvel accès du tonnerre de Brest nous a fait tourner les talons. Une course sur les paumes des mains et un rappel nous ont déposés juste sur le pierrier de l’échappatoire, et nous avons pesté parce que ce deuxième orage ne venait finalement pas sur nous.

On domine d’étranges formations rocheuses dans la traversée des crêtes, et la vue sur le Mont Perdu d’un côté et Estaubé de l’autre est grandiose. Il y a du gaz de plus de mille mètres par surprise à certains détours que l’on fait au-dessus de Pineta.

Voici deux photos du massif. Les crêtes, vues du sud, et la partie supérieure de l’éperon, vue depuis le Pic Blanc.

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